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Socialiste - section de MEUDON |
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… Pauvreté … exclusion |
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Urgence sociale :
non à la pauvreté durable ! 2007 sera une année de choix.
Au bout des débats intenses que nous aurons, viendra le choix du modèle de
société que nous voulons. Nul ne peut ignorer que l’urgence sociale est
l’une des questions qui devra éclairer notre choix collectif. Certaines litanies de
chiffres viennent alors rappeler des réalités crues. En 2003, le taux de pauvreté est passé de 5,9 % à
6,3 %. Or, pendant toute la seconde moitié du XXème siècle, ce taux avait
baissé, en étant même divisé par deux entre 1970 et 2000. Derrière cette
statistique froide, ce sont des réalités humaines qu’il faut avoir à
l’esprit : habitat dégradé ou absence de logement décent, menaces
pour la santé des personnes concernées et au premier rang les enfants,
conditions d’éducation qui charrient toutes les inégalités.
Aujourd’hui de nombreux acteurs associatifs reconnaissent que certaines
personnes n’osent même plus se rapprocher des structures d’aides
existantes, finissent par s’éloigner des derniers îlots de solidarité.
Comme s’ils préféraient sombrer dans un autre monde, pour une sorte de
« pauvreté durable » En 2007, un autre monde
est possible mais avec eux pas sans eux. Comme le relève Martin
Hirsh, Président d’Emmaüs, cette évolution s’est traduite par
trois phénomènes qui s’accentuent sur la période
récente : « l’augmentation du nombre
d’allocataires des minima sociaux d’abord, l’émergence
d’une population de travailleurs pauvres ensuite et, enfin, ce qui est
particulièrement préoccupant, des frontières entre pauvreté, exclusion et
précarité qui se sont brouillées pour englober dans l’insécurité
sociale une partie croissante de la population ». A cet égard, la question
du logement est cruellement révélatrice de cette situation. En effet, pendant
longtemps un emploi garantissait l’accès à un logement décent.
Désormais cette règle n’est plus exacte, loin s’en faut.
Contrairement à ce que l’on croit parfois trop aisément au coin des
feux de cheminée, de nombreuses personnes sans domicile fixe conservent un
lien avec le monde du travail. Selon un rapport de Nous sommes passés d’une pauvreté du XXème
siècle majoritairement âgée à une pauvreté plus jeune, frappant davantage les
actifs que les inactifs. Une précarité où les travailleurs pauvres sont de
plus en plus nombreux. Quand cinglent les
slogans commodes, quand on stigmatise les « classes dangereuses »
par pure démagogie, le temps est venu de reconstruire des réponses globales
et concrètes. Bien sûr, une politique
économique et fiscale de redistribution et de répartition équitable des
richesses produites, donc de croissance grâce à des entreprises dynamiques,
est indispensable. Cela est nécessaire mais pas suffisant. Il nous faut
penser une politique publique globale et cohérente pour répondre à cette
urgence sociale. Une politique qui intègre la question de la pauvreté dans
les négociations sociales. Une politique à part entière pour harmoniser les
différentes structures administratives souvent éparpillées. Une politique qui
s’appuie sur des réponses nationales mais aussi locales. Car, il nous
faudra savoir passer d’un système parfois sans nuances à des politiques
de suivi plus individualisées et traitant les particularités de chaque
situation. Quelle est l’utilité à long terme d’un système d’allocations
ou prestations sophistiquées dans leur conception si une mère en recherche
d’emploi ne peut pas faire garder ses enfants dans une structure
adaptée et, finalement ne peut consacrer le temps nécessaire à sa
réintégration dans la vie active ? Question théorique ? Ceux qui
travaillent sur le terrain savent que non. Il s’agit alors aussi de
services publics et d’accès à des besoins essentiels, qui
s’avèrent parfois les premiers outils nécessaires pour une intégration
réussie. Certains modèles ont fait
le choix de gérer à la marge « ses pauvres ». En 2007, refusons
cette fatalité et construisons une société d’égalité et de fraternité. Marc Mossé Débat sur la pauvreté et
le chômage Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) (1)
avait organisé le 21 mars dernier à Sèvres une conférence-débat sur la
pauvreté. Animée par Emile Favard de Meudon, ancien rédacteur en chef du
journal « les Echos ». Martin Hirsch et Jean-Baptiste de Foucault
ont fait part à un auditoire d’environ 200 personnes de leurs réflexions
sur la manière de lutter contre une situation intolérable : plus de 3,5
millions de personnes dont un million d’enfants vivent en dessous du
seuil de pauvreté suivant les critères français, le double si l’on
retient les définitions européennes. Se basant sur un rapport remis au
Gouvernement en Avril 2005 par la «Commission familles, vulnérabilité,
pauvreté » qu’il a présidée, Martin Hirsch a fait un constat et
suggéré des pistes nouvelles Le constat est que
si la pauvreté a sensiblement diminué entre 1970 et 1979, elle reste
pratiquement stable depuis cette date et marque une tendance à la hausse
depuis 2003. Mais surtout, ce ne sont
plus les mêmes personnes qui sont touchées ; il y a plus de 30 ans, la
pauvreté concernait d’abord les personnes âgées et relativement peu les
personnes actives. Aujourd’hui, parmi les personnes pauvres on ne
trouve plus que 8% de personnes âgées (au lieu de 30%) et tout le monde,
actifs ou inactifs, est concerné. En plus des chômeurs on
trouve en effet des travailleurs occasionnels, des salariés à temps partiel
subi (supermarchés par exemple) ou précaires, voire des salariés à plein
temps au SMIC et même au-dessous. Par ailleurs, la pauvreté
est moins facile à caractériser, car elle implique de plus en plus des
composantes complexes comme le logement, la santé ou le surendettement L’objectif est que
le travail permette à tous d’avoir les moyens d’une existence
digne. Or, l’écart trop
faible entre l’aide sociale et la rémunération du travail n’est
pas une bonne incitation à la reprise d’une activité qui entraîne, en
outre, la perte d’avantages accessoires non négligeables comme le
transport gratuit, alors que les charges augmentent, tel le coût du crédit. La situation normale
devrait être qu’avec un travail à plein temps on reste toujours au-dessus
du seuil de pauvreté. Les revenus provenant des minima sociaux doivent être
un supplément au travail et non l’inverse. A ce sujet, JB de
Foucault a souligné l’échec du RMI dans son volet
« insertion ». L’allocation a en effet été mise avant
l’insertion parce que les politiques n’y ont pas cru et
n’ont pas mis en place les dispositifs et moyens qu’il fallait,
comme l’ont fait par exemple les pays nordiques, pour soutenir les
chômeurs par le suivi personnalisé de leur retour à l’emploi. Une
proposition: Le revenu de solidarité active (RSA)
Pas de changement de
revenu pour les ménages sans activité ; cependant un mécanisme
complémentaire serait mis en place pour favoriser le retour à l’emploi. Pour les travailleurs
pauvres, le rapport propose de créer une prestation nouvelle : le
« Revenu de solidarité active » qui intègre aussi bien les minima
sociaux (RMI, ASS, API) que les aides fiscales comme la prime pour
l’emploi ; les prestations familiales (et éventuellement les aides
au logement) seraient maintenues. Tout revenu tiré du travail déclencherait
une diminution des prestations inférieure d’environ 50% du gain
provenant du travail quel que soit le nombre d’heures travaillées. Le coût du
dispositif RSA calculé par les membres de Les conditions de sa mise
en œuvre passent par une rechercher une logique contractuelle qui
permette à tous d’avoir tout de suite un statut et non pas de passer
successivement de l’état de bénéficiaire de minima sociaux à celui
de travailleur pauvre et souvent précaire, puis espérer enfin un revenu
correct et stable. Pour cela l’Etat, les collectivités locales, les
syndicats, les entreprises doivent signer des contrats d’objectifs chiffrés.
Faut-il donner dans notre
combat la priorité à la lutte contre le chômage ou à la pauvreté ? On peut
s’interroger sur la pertinence de la question tant les relations entre
pauvreté, chômage et emploi sont étroites et complexes. Mais toute situation
de chômage n’est pas synonyme d’une situation de pauvreté et
l’emploi ne protège pas à lui seul de la pauvreté. Pourtant, JB de Foucault
insiste sur l’importance d’un combat prioritaire contre le
chômage « qui est en soi, une pauvreté », car « la
notion de pauvreté monétaire ne prend pas en compte l’exclusion » Il abordera également
l’ardente obligation de créer des emplois. Il soulignera à cette
occasion l’action originale de l’association SNC qui, à partir
des dons collectés, crée des emplois dans le secteur non-marchand, pour
permettre à des chômeurs en difficulté de se réintégrer plus facilement dans
le monde du travail. Mais il faut aussi que le
pays adopte une politique économique à long terme: deux modèles sont
possibles à cet égard : - le modèle libéral,
relativement efficace pour créer des emplois, mais de mauvaise qualité :
ses moyens sont le blocage du salaire minimum, une large ouverture du marché
du travail et la réduction des impôts - le modèle
« nordique » tout aussi efficace en prenant des mesures
inverses : des impôts élevés, des négociations globales entre les
partenaires sociaux, un large soutien des demandeurs d’emploi. La préférence du conférencier va plutôt au
dernier modèle « plus respectueux des Droits de l’homme qui
incluent les droits sociaux ». En réponse à la question d’un
auditeur sur la mondialisation, il précisera cette pensée : la
mondialisation, dit-il, privilégie les droits économiques aux dépens des
droits sociaux. En fait, elle crée une nouvelle division entre
l’économique et le social. La question fondamentale est donc de savoir
si nous saurons globaliser la solidarité. Cette démarche implique que les
Etats respectent leurs engagement. Maurice Badiche (1) SNC, Solidarités nouvelles face au chômage est une
association loi 1901, à but non lucratif, indépendante des pouvoirs publics,
de tout parti politique ou confession religieuse. 90 groupes locaux en France
de 10 à 15 bénévoles accompagnent par an 1800 chômeurs en difficulté. Siège social 2 Cité Bergère 75009 Paris – www.snc.asso.fr. Groupe Meudon-Sèvres : tél 01 45 34 43 21 ou 01 45 07 14 86 Note : L’action du groupe
SNC de Meudon-Sèvres : une centaine de chômeurs accompagnés au cours des
5 dernières années, avec un taux de retour à l’emploi de près de 50%,
et 7 contrats de réinsertion financés par SNC. Son ambition est de faire de
chaque citoyen un acteur de la lutte contre l’exclusion par le chômage,
dans le cadre d’un vaste mouvement de solidarité. L’association
continue bien sûr de rechercher l’aide de bénévoles et donateurs. " Sale temps pour
les pauvres" Loi de cohésion sociale,
projet de loi pour "l'égalité des chances", projet de loi de
"retour à l'emploi"...Derrière la vitrine qui se prétend sociale,
le gouvernement dorlote les plus riches (niches fiscales bien confortables,
"bouclier fiscal"..) et met les plus pauvres, qui sont aussi les
plus en difficulté de nos quartiers dits "sensibles", sous haute
surveillance dans tous les textes en préparation. Favoriser le retour à l'emploi des RMIstes
: tout le monde est pour, bien sûr et surtout eux! Mais derrière une prime
censée inciter à la reprise d'un emploi se cache le non-dit : les rmistes
seraient bien contents d'être exclus durablement de l'emploi ...et au cas où
la prime ne suffirait pas à convaincre ces paresseux de reprendre un emploi
(comme chacun, il n'y a qu'à se baisser pour en trouver!), un article du
projet de loi aggrave les sanctions contre les fraudeurs (jusqu'à 4500 euros
d’amende); pour la droite, c'est clair :
les rmistes sont des "planqués" qui ne veulent pas vraiment
travailler, il faut améliorer la traque et renforcer les contrôles (à noter
que selon Le gouvernement a
bien réfléchi aux causes profondes des révoltes urbaines de
novembre : tout cela, c'est à cause des parents qui démissionnent et ne
surveillent pas leurs enfants ! On revient donc à un projet un temps annoncé
puis abandonné : la suspension des allocations familiales pour les mauvais
parents. C'est prévu (art 23 et 24) dans le projet de loi pour
l'"égalité des chances" (sic!); pour "responsabiliser les
parents" en cas "d'absentéisme scolaire ou de "troubles
portées au fonctionnement scolaire" ou encore "de toute autre
difficulté liée à une carence de l'autorité parentale". Le
président du Conseil général (M. Sarkozy dans le 92) pourra demander à Même registre pour la
taxe "Emmaüs" sur les produits textile : elle sera supprimée ! Un
ou deux centimes par vêtement pour aider au recyclage des vieux vêtements,
c'est encore trop pour les pauvres ! N'en jetez plus :
de Raffarin à De Villepin, les gouvernements de Chirac luttent vraiment
contre la fracture sociale! Une militante du PS de
Meudon |
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